Le 11 février, j'ai participé à l'atelier de travail dédié aux déclinaisons de l’Agence française de la biodiversité en outre-mer à l'invitation de la Ministre de l’Écologie Madame Ségolène Royal.

Cette matinée devait permettre de faire émerger des propositions d’organisation de l’AFB dans les outre-mer afin d'optimiser la prise en compte des spécificités et des enjeux de chaque territoire. Nos réflexions serviront à la rédaction d'un rapport que nous remettrons à Madame la ministre avant l’examen de la loi sur la biodiversité à l'Assemblée nationale puis au Sénat.


Alors que le projet de loi sur la biodiversité sera en discussion à l’Assemblée nationale du 16 au 19 mars prochain, la Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie Madame Ségolène Royal a reçu les élus ultramarins et les acteurs de la biodiversité de nos territoires afin de nous consulter sur les antennes outre-mer de l’Agence française de la biodiversité.

Cette réflexion a pris la forme d’un colloque organisé le 11 février dernier. J’ai personnellement  participé à la table ronde « quels moyens pour l’exercice des missions des antennes de l’AFB dans les outre-mer ? » animée par M. Olivier Laroussinie et en présence de M. Serge Letchimy, M. Victorin Lurel, M. Jérôme Bignon, de M. Thani Mohammed-Soilihi.

Au cours de nos débats, Ségolène Royal s’est déclarée favorable à la création d’une branche de la future "Agence de la biodiversité" dans chaque Outre-mer. Sur cette question, deux visions se dessinent : soit une délégation par bassin océanique, soit une par territoire. Il est difficile de trancher sans faire du cas par cas tant, une fois de plus, les outre-mer sont divers. En effet, autant associer Martinique et Guadeloupe au sein d’une même délégation semble aisé et favorable, autant priver la Guyane, pourtant dans le même bassin océanique, d’une branche propre serait une erreur. Notre travail dans le cadre du futur projet de loi consistera donc à bien faire connaître les spécificités et richesses qu’offre chaque zone, les outre-mer français représentant 80%  de la biodiversité de notre pays.

Si la Conférence pour le Climat contribue à faire de la biodiversité un sujet majeur pour la France, espérons que les moyens des Agences seront à la hauteur des enjeux. L’Agence devrait voir le jour « en 2015 ou 2016 », il faudra également garantir que son fonctionnement ne fasse pas doublon avec d’autres organismes comme l’Ademe notamment.

Retrouver les vidéos de cette journée de débats en suivant ce lien.