Le 29 janvier, le Sénat a débattu du projet de loi portant transformation de l'Université des Antilles et de la Guyane en Université des Antilles. Réflexion à laquelle j'ai contribué en amont en 2014 par la création d'un groupe de travail de la Délégation sénatoriale à l'Outre-mer, que je présidais alors.

L’université aux Antilles et en Guyane a subi d’importantes secousses au cours des deux dernières années, secousses qui se sont amplifiées jusqu’au séisme de décembre 2013, lequel s’est soldé par la sécession du pôle guyanais.

L’adoption du présent projet de loi permettra enfin – du moins je l’espère – de clore ce chapitre douloureux et d’apporter la sécurité juridique nécessaire à la prospérité de l’université des Antilles désormais officiellement créée.

Les spécificités de nos territoires impliquent de créer une université des Antilles à caractère pluri-territorial, constituée par deux pôles dont l’autonomie en termes de pédagogie et de gestion sera véritablement renforcée et sanctuarisée. Il est impératif pour les deux pôles de travailler en synergie à l’élaboration de leur schéma régional de l’enseignement supérieur. Il est également primordial que notre université développe une politique volontariste de coopération internationale avec ses partenaires et voisins de la zone caribéenne et latino-américaine. Je me félicite que les ordonnances que le Gouvernement a soumises au Sénat et le texte de la commission aient pris en considération ces recommandations issues du groupe de travail sénatorial.

Ce groupe de travail commun à la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, présidée par Mme Marie-Christine BLANDIN ( Écolo - Nord,), et à la Délégation sénatoriale à l’outre-mer, présidée alors par moi-même, a présenté ses conclusions le 16 avril 2014. Le président du groupe de travail, M. Thani MOHAMED SOILIHI (Soc - Mayotte,) et les deux rapporteurs, Mme Dominique GILLOT (Soc - Val-d’Oise) et M. Michel MAGRAS (UMP - Saint-Barthélemy), au terme de plus de 50 heures d’auditions en à peine trois mois qui les ont conduits à rencontrer quelque 120 interlocuteurs de terrain, notamment lors d’un déplacement aux Antilles et en Guyane fin janvier, ont présenté 23 recommandations tendant à sortir du marasme la situation universitaire dans les trois départements.

Pour télécharger le rapport complet cliquez ici.

Pour retrouver mon intervention en séance lors de l’examen des ordonnances, suivez ce lien.