C’est donc l’Assemblée qui statuera définitivement sur le projet de loi portant création de l’Université des Antilles, faute d’accord trouvé avec la majorité sénatoriale. Je regrette que nos assemblées n’aient su se mettre au diapason, au regard de l’urgence qu’il y a à doter cette toute jeune université de statuts pérennes et juridiquement stables. Malgré mon intervention en ce sens, la communauté universitaire devra patienter encore quelques semaines avant de pouvoir organiser la rentrée et rassurer ses étudiants.

Nous n’avons hélas guère avancé aujourd’hui concernant l’adoption du projet de loi portant transformation de l’ancienne UAG en université des Antilles.  A l’heure où le temps presse et où les étudiants et leurs familles attendent des réponses claires, le Sénat a campé sur ses positions avec la réintroduction des mesures qui avaient déjà fait échouer la CMP en mars dernier.

C’est toujours sur la question du mode de désignation des instances dirigeantes de l’université que le débat a persisté avec l’Assemblée et avec l’amendement présenté par le Gouvernement. A l’époque où j’étais Président de la Délégation sénatoriale à l’outre-mer, nous avions constitué un groupe de travail commun avec la Commission de la Culture et de l’Education – alors présidée par Marie-Christine Blandin – et nous avions effectivement proposé le fameux « ticket ». Il nous semblait pertinent d’assurer la cohérence entre le projet global d’établissement porté par le président de l’université et les stratégies de développement de pôle défendues par chacun des présidents de pôle. Nous pensions alors qu’il serait le système le plus à même d’en finir avec les désaccords qui avaient conduits au départ de la Guyane.

Seulement, compte-tenu de l’urgence qu’il y a à doter notre université d’une organisation stable et sachant qu’en cas de désaccord entre Sénat et Assemblée c’est cette dernière qui aura le dernier mot, j’ai, pour ma part soutenu la version du texte que le Gouvernement nous présentait.

Considérant  en effet qu’il faut faire confiance aux hommes et aux femmes de la communauté universitaire de Guadeloupe et de Martinique et gager que, quel que soit leur mode de désignation, ils auront à cœur de travailler en cohérence au développement d’un projet fédérateur et ambitieux dans l’intérêt des étudiants !

Les Sénateurs de la majorité ayant réclamé un scrutin public à la tribune, notre mobilisation n’aura pas été suffisante pour faire adopter le texte dans sa version sortie de l’Assemblée. Heureusement, Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education et de l’Enseignement supérieur nous a assurés que les délais les plus brefs seront retenus pour la lecture définitive à l’Assemblée nationale. Il faut saluer cette annonce qui permettra de mettre en musique tous les projets porteurs d’avenir que notre université bipolaire va pouvoir développer dans les mois et les années à venir.

Lire mon intervention en séance.

Retrouver le compte rendu des débats.

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