La commission mixte paritaire réunie le 6 avril est parvenue à un accord sur les dispositions restant en discussion de la proposition de loi pour l'économie bleue. Nommé chef de file sur les questions relatives à la pêche et aux outre-mer, j’étais intervenue  en discussion générale pour le groupe socialiste et avais défendu ou co-signé plusieurs amendements.

Cette proposition de loi s’inscrit dans l’ambition du Gouvernement de valoriser et de moderniser nos espaces maritimes.  À l’heure où notre pays cherche des solutions d’avenir, tant pour la réduction du chômage que pour la préservation de nos conditions de vie, l’économie bleue apparaît comme une ressource porteuse de formidables potentialités économiques, énergétiques et environnementales.

Cette proposition de loi avait déjà été discutée en première lecture à l’Assemblée nationale, et le travail mené par mes collègues députés ultramarins, notamment Huguette Bello et Serge Letchimy, avec le rapporteur à l’Assemblée nationale Arnaud Leroy, avait permis de faire reconnaître dans cette proposition de loi les spécificités des outre-mer.

Alors que la France est la deuxième puissance maritime au monde  grâce à la présence outre-mer aux quatre coins du globe (97 % de la zone économique exclusive est en outre-mer), cet absence de prise en compte des outre-mer était fort dommageable.

Même si les principales mesures concernant la pêche sont déterminées par la politique commune de la pêche, la PCP, nous avons eu l’occasion, lors de nos débats, d’évoquer et de préciser certaines particularités ultramarines, comme l’état de la ressource, la structure de la flotte ou encore les techniques de pêche et la sociologie du monde de la pêche. Comme dans d’autres domaines économiques, cette activité est marquée par la diversité des situations, selon les bassins maritimes et les collectivités considérées, et par de fortes différences avec les pratiques de pêche des flottes hexagonales.

J’ai également insisté sur l’enjeu crucial que constitue la valorisation des espaces maritimes pour les collectivités ultramarines et dont le rôle a toujours été minoré.

Le Secrétaire d’État Alain Vidalies a entendu mes propos sur la spécificité des outre-mer et sur la nécessité de faire preuve de  plus de dynamisme dans les réponses à leur apporter eu égard à leurs perspectives économiques et à la dimension sociale sous-jacente.

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