Serge Larcher, sénateur de la Martinique et Président de la délégation sénatoriale à l'outre-mer, se félicite de l'adoption en séance de deux des trois amendements qu'il avait déposés sur le Projet de loi d'orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale.

Il souligne également que son initiative a été suivie par 21 membres de la délégation sénatoriale à l'outre-mer qui se sont portés co-signataires de ses amendements, au-delà des appartenances partisanes. Cette action commune au service des intérêts et des spécificités propres aux outre-mer marque à nouveau les méthodes de la délégation - et, avant elle, de la mission commune d’information sur la situation des départements d’outre-mer de 2009 – faites de recherche de consensus au regard d'enjeux primordiaux pour ces territoires.

Les deux premiers amendements déposés par Serge Larcher reconnaissent le principe de prise en compte des spécificités et des contraintes des collectivités ultramarines dans la définition et la mise en œuvre de la politique de développement.

Les politiques de développement doivent s’articuler en cohérence avec les politiques publiques menées dans les territoires ultramarins afin de contribuer à l’intégration des territoires d’outre-mer dans leur environnement régional, de s’appuyer sur ces partenaires locaux que constituent les collectivités d’outre-mer et d’éviter des impacts négatifs tant au plan économique, environnemental que culturel. Serge Larcher regrette que cette dimension n’ait pas été inscrite dans la Loi, malgré le soutien du Gouvernement, mais seulement dans le rapport annexé.

D’autre part, le second amendement donne à l’Agence Française de Développement un rôle clé d’accompagnement en s’assurant systématiquement, pour chaque projet auquel elle contribue financièrement, de cette mise en cohérence. L’amendement a été adopté contre l’avis défavorable de la Commission et avec le soutien du Gouvernement.

Enfin le troisième amendement, tend à faire des collectivités ultramarines, chaque fois que cela paraît pertinent, des partenaires locaux de la politique de développement et de solidarité internationale. Par leur connaissance concrète des contraintes de leur environnement et la proximité culturelle avec leur voisinage, les outre-mer peuvent jouer le rôle de « bases avancées », avec pour conséquence le double bénéfice d’une maximisation de l’efficacité de la politique de développement et d’un renforcement de l’intégration des outre-mer dans leur environnement régional.

Serge Larcher se félicite que les sénateurs aient permis, par l'adoption de ces amendements, de reconnaître plus avant le rôle de premier ordre que jouent les outre-mer dans le rayonnement de la France sur les cinq océans et dans sa politique de développement.

Il salue également  l’action de la Secrétaire d’Etat Madame Annick Girardin qui, pour la première fois sous la Ve République, porte devant la représentation nationale une loi d'envergure sur la politique de développement.