Serge Larcher regrette les conditions d’adoption du Budget 2015 pour les outre-mer, clairement dénaturé par l’adoption de l’amendement « anti-SMA » de Didier Robert, Sénateur de la Réunion. Cet amendement ampute de 10 millions d’euros les crédits du SMA au profit des crédits de la continuité territoriale. Porter atteinte à la formation des jeunes à l’heure où l’ensemble des énergies doit être mobilisé dans la bataille capitale pour l’emploi est un grave contresens.
Ce symbole fort a terni l’ensemble des débats de qualité qui s’étaient tenus au sein de la Haute assemblée, autour d’un projet de budget qui parvenait à résoudre l’équation complexe du redressement des comptes publics - auquel les outre-mer contribuent - et du nécessaire soutien aux territoires ultramarins, dont la situation économique et sociale est particulièrement inquiétante.
Il salue tout de même la hausse de 2,6% de ce budget et les avancées telles que la préservation des dispositifs d’exonération de cotisations sociales ou le maintien de la LBU.
Il regrette cependant que certains de ses amendements aient été rejetés lors de la discussion des articles de la première partie la semaine dernière. Sa proposition de tropicaliser le CITE, en ouvrant aux circuits de refroidissement ce dispositif, aurait permis plus d’égalité entre citoyens ultramarins et hexagonaux.
Il rappelle enfin qu’il attend des mesures fortes concernant le secteur hôtelier des Antilles. Son manque de compétitivité, dû à la concurrence des îles voisines et à la vétusté des établissements, s’additionne à une dette sociale et fiscale qui l’étrangle. La Martinique est particulièrement concernée par cette impasse et il ne manquera pas de poursuivre son combat pour faire évoluer cette situation.